Bernard Alonso

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Permaculture Humaine en entreprise

Les enjeux actuels du monde des entreprises demandent aux managers de voir les choses autrement et surtout de développer des stratégies nouvelles qui s’adaptent aux changements sociétaux et économiques.

Seules des équipes de travail unies et solidaires dans des objectifs préalablement bien établis, vont pouvoir relever les défis majeurs qui s’annoncent et qui nécessitent de nouveaux outils.

Pour réussir l’exploit d’impulser adroitement au sein des ressources humaines des stimuli et de la motivation, il sera crucial de développer des façons de faire efficaces, voir audacieuses que la permaculture humaine apporte puisqu’elle s’inspire du fonctionnement des écosystèmes naturels qui ont accumulé une expérience de 3.8 milliards d’années.

Pendant cette formation,  nous allons découvrir qu’il existe une zone d’échange (edge effect), un carrefour où la créativité de chacun.e se croise pour faire émerger le pouvoir de l’intelligence collective, permettre l’innovation et laisser jaillir le génie.

Cela ne se raconte pas, cela se vit !

Pendant cette formation, les participant.e.s vivront le processus en le pratiquant sur eux-mêmes au sein de leur équipe, coéquipiers stagiaires improvisés, en s’exerçant sur des minis-projets, ce qui leur permettra d’adapter cette façon de faire à leur propre contexte d’entreprise. C’est en vivant eux-mêmes ces mécanismes qu’ils seront ensuite capables d’exprimer cette énergie créatrice d’une manière systématique.

Nos méthodes utilisées sont nouvelles, accessibles à toutes celles et ceux qui sincèrement veulent co-créer en synergie, dans un travail d’équipe stimulant et coopératif.

Notre prochaine formation Permaculture Humaine Entreprise du 15 au 19 octobre à l’éco-centre du Bouchot en Sologne :

https://www.universitetransition.org/formations/stage-ph5-entreprise-bouchot-octobre-2018/

By |2018-09-26T07:35:50+01:00septembre 26th, 2018|Formation|0 commentaire

Pourquoi avoir écrit sur la permaculture humaine ?

La ferme de Rougemont au Québec fut pour moi, entre 1993 à 2007, un apprentissage hors-pair dans tous les sens du terme et au-delà même de la permaculture.

L’application du design permaculturel était simple à côté des inter-relations humaines autour des projets que nous voulions mettre en œuvre. Malgré l’articulation créative de designs qui nous animaient et que nous avions tou.te.s envie d’expérimenter, le délicat facteur humain demeurait, dans tous les cas, l’obstacle majeur à dépasser et nous n’étions pas outillé.e.s.
Au delà du coaching que nous recevions de Carole Ricard de Findhorn et de formations sur la CNV (Communication Non Violente) de Marshall Rosenberg, il y avait des dysfonctionnements qui nous empêchaient d’aller plus loin.

La révélation a surgi dans l’observation de l’inter-relation qui existait dans le poulailler. J’étais fasciné du bon fonctionnement des relations entre le coq numéro 1 et les numéros 2 et 3, qui avaient chacun leurs propres poules. Chacun se positionnait dans un comportement ordonné qui était maintenu par des règles et des mécanismes qui s’appliquaient au quotidien.

La nature avait donc prévu des mécanismes fonctionnels entre individus d’une même espèce pour assurer la pérennité de leur vie sociale.
Il suffisait donc de les découvrir et de les appliquer à l’être humain.

Quel était donc ce mécanisme prévu par l’intelligence profonde pour l’univers humain ?
Si nous appliquons les principes de la nature dans le design terrain, ou dans des concepts créatifs, sans doute pourrions-nous les appliquer dans un design de comportement humain ? Telle fut alors ma réflexion.

Nous sommes alors en 1996 et je viens de perdre, dans un départ tumultueux, un associé que j’estimais beaucoup, ainsi que son épouse et leurs deux enfants. Tout cela était arrivé par manque de stratégies, et surtout à cause de notre comportement relationnel dysfonctionnel. La communication non violente appliquée s’était finalement transformée en non communication violente, ce qui était encore plus insupportable.

J’ai alors mis sur le papier l’analyse de ce qui n’avait pas fonctionné, à la fois pour atténuer la peine que je ressentais, mais surtout pour ne pas recommencer les mêmes erreurs dans le futur. Je venais à mon insu de démarrer le processus de recherche, qui n’a jamais cessé depuis, sur la permaculture humaine. L’application des principes fonctionnait aussi dans la relation humaine et ce fut ma grande surprise. C’est aussi en 1996 qu’est sorti le concept de la zone 00 (se dit zone double zéro), concernant non plus le terrain, mais l’individu lui-même. Une prise de conscience dans le monde des permaculteurs émergeait alors : il fallait interpréter et prendre en compte les éléments humains dans l’expression de leurs besoins profonds et être attentif à leurs états d’âme.

La mise en pratique de certaines expériences que nous appliquions comme un jeu pour ne plus “se prendre la tête” a montré immédiatement des résultats efficaces.

L’autre point crucial a été de déterminer les rôles (les niches) de chacun.e et nous écrivions sur papier les engagements des tâches qui nous concernaient. Le concept de  »niche » appliqué à l’humain était aussi en train de jaillir de ces expériences. Ce qui était flagrant, c’est qu’immédiatement après, les relations se sont améliorées. Non pas qu’il n’y ait plus de frictions, ou de disputes. Je pense que cela fait partie de l’apprentissage (la poule A pique la poule B ou C pour rétablir la bonne relation). Ce qui était nouveau, c’est qu’alors nous connaissions nos limites et les limites de nos coéquipiers, que nous étions clairs sur les intentions de chacun et qu’il nous fallait appliquer les quatre accords Toltèques que nous brandissions chaque fois que l’un de nous ne les respectait pas.

En 2012, j’ai eu la chance de rencontrer Cécile Guiochon qui suivait une formation que je donnais sur la permaculture à la Ferme du Bec Helloin. L’application des lois évoquées de la permaculture humaine était révélateur pour les participants, dont Charles Hervé-Gruyer faisait partie. Cécile, écrivaine expérimentée, souhaitait écrire sur la permaculture et elle était intéressée par cette approche humaine. Ce fut l’idée de Charles de nous mettre en relation pour écrire quelque chose et pour partager ces outils efficaces au travers d’un livre qu’il nous fallait inventer.

Nous sommes actuellement dans un temps de transition : Le monde industriel est issu d’un “design” dysfonctionnel inventé par l’homme qui a oublié d’appliquer les lois fondamentales de notre écosphère. Ce monde dysfonctionnel s’achève pour laisser place au suivant : Le monde collaboratif ! Dans la nature, les écosystèmes qui sont en déséquilibre sont appelés à disparaître sauf s’ils mutent en s’adaptant au changement. C’est dans cet exercice d’écriture que, Cécile et moi, nous avons exploré la “Transition” qui nous paraissait évidente, et à ce moment, nous avons regroupé des outils pour la faciliter.

Notre livre « La Permaculture Humaine, des clés pour vivre la transition » était sous presse quand le film « DEMAIN » de Mélanie Laurent et Cyril Dion est sorti. Nous étions dans la juste immanence du moment présent et notre livre pouvait devenir l’outil utile pour celles et ceux qui ressentaient la nécessité de se transformer.

Bonne Transition à toutes et à tous. Ce n’est pas la planète que nous devons sauver, mais bel et bien notre Humanité.

By |2018-09-26T07:30:27+01:00septembre 20th, 2018|Editorial|1 commentaire

Pourquoi avoir écrit sur la permaculture humaine ?

La ferme de Rougemont au Québec fut pour moi un apprentissage hors pair.

L’application du design “terrain” fut simple à côté des interrelations humaines autour des projets que nous voulions mettre en œuvre. Malgré l’articulation créative des projets qui nous animaient et que l’on avait tous envie d’expérimenter en équipe, le délicat facteur humain demeurait, dans tous les cas, l’obstacle majeur à dépasser. Et sur ce plan, nous n’étions pas assez outillés !

Au delà du coaching que nous recevions de Carole Ricard de Findhorn et de formations à la CNV (Communication Non Violente) prises directement auprès de Marshall Rosenberg, il y avait toujours des dysfonctionnements qui nous empêchaient d’aboutir à quelque chose qui tourne avec facilité.

Le poulailler

Ironiquement, c’est en observant mon poulailler que j’ai eu “la” révélation.

J’étais fasciné par la relation entre les coqs #1, #2 et #3, sachant qu’ils avaient chacun leurs propres poules. Leur comportement était ordonné. Leur comportement était maintenu par des règles qui s’appliquaient au quotidien. La nature avait donc prévu des mécanismes fonctionnels entre individus d’une même espèce permettant d’assurer la pérennité de leur vie sociale. Il “suffisait” donc de les découvrir et de les appliquer aux êtres humains.

Si nous appliquons les principes de la nature dans le design terrain, ou dans des concepts créatifs, sans doute pourrions-nous les appliquer dans un design de comportement humain ? Tel fut le départ de ma réflexion.

Mais quels étaient donc ces mécanismes prévus par l’intelligence profonde de l’univers humain ?

Faire une erreur est humain, la faire deux fois est bête

Nous sommes en 1996.
Je viens de perdre, dans des conditions tumultueuses, un associé estimé, son épouse et ses deux enfants.
Nous sommes tous perdant par manque de stratégies, certes, mais surtout par notre comportement relationnel dysfonctionnel. De la communication “non-violente”, nous nous étions installé dans la “non-communication” violente, encore plus insupportable.

Pour atténuer la peine que je ressentais et avec la volonté de ne pas répéter toujours les mêmes erreurs dans le futur, je pris une feuille de papier. Dessus, j’y posai mon analyse. Que c’était-il passé dans cette relation ?
C’est ainsi que j’ai initié un processus de recherche, qui continue depuis.
Celui que j’ai appelé la permaculture humaine.

La zone 00

C’est aussi en 1996 qu’a émergé le concept de la zone 00 (qui se dit “zone double zéro”).
Une prise de conscience avait démarré dans le monde des permaculteurs : l’importance d’interpréter et de prendre en compte les besoins profonds de chaque individu et être attentif à leur état d’âme.

L’autre point crucial a été de déterminer les rôles (les niches) de chacun.
Et puis écrire explicitement les engagements / les tâches que nous “endossions” chacun.

Ce qui a été flagrant, c’est qu’immédiatement les relations se sont améliorées. Non pas qu’il n’y avait plus de frictions, voir de disputes. Je pense que cela fait parti de l’apprentissage (la poule A pique la poule B ou C pour rétablir la bonne relation).
Ce qui était nouveau c’est que nous connaissions nos limites et les limites de nos co-équipiers. Nous étions au clair sur les intentions de chacun.

Une rencontre, une équipe

En 2012, j’ai eu la chance de rencontrer Cécile Guiochon.
Cécile s’était inscrite à une formation sur la permaculture au Bec Helloin dont j’étais l’animateur. Cécile, à la plume renommée, voulait écrire sur la permaculture et était intéressée par cette approche humaine. Ce fut Charles Hervé-Gruyer qui eut l’idée de nous mettre en relation pour écrire quelque chose et partager ces outils efficaces au travers d’un livre.

Nous sommes dans un temps de transition : le monde industriel est issu d’un  »design » dysfonctionnel inventé par l’homme qui a oublié d’appliquer les lois fondamentales de notre écosphère. La parenthèse industrielle s’achève pour laisser place au monde collaboratif ! Dans la nature, les écosystèmes en déséquilibre sont appelés à disparaître, sauf s’ils mutent en s’adaptant au changement.

Le livre

Le livre  »LA PERMACULTURE HUMAINE, des clés pour vivre la transition » était sous presse lorsque le film DEMAIN de Mélanie Laurent et de Cyrill Dion est sorti en salle. Nous étions dans la bonne synchronicité. Notre livre devenait l’outil utile pour celles et ceux qui ressentent la nécessité de se transformer.

A vous !

Ce n’est pas la planète que nous devons sauver, mais bel et bien nous-mêmes, en temps qu’humanité ! Bonne transition à tou-te-s !

Bernard Alonso

By |2017-06-05T21:53:36+01:00mars 30th, 2017|Editorial|0 commentaire

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