Editorial

/Editorial

Témoignage de Lander sur notre formation de permaculture

Je m’appelle Lander et je vis en Belgique. J’avais 19 ans quand j’ai suivi un stage en permaculture avec Bernard Alonso.

La Permaculture n’était pas un concept nouveau pour moi mais la manière avec laquelle Bernard approche les choses est unique.
Initialement le nom « Permaculture Humaine » m’a fait un peu peur ne sachant pas à quoi m’attendre. Je vous rassure, c’est un concept nouveau et très enrichissant.
Non seulement l’approche de Bernard m’a plu mais sa personnalité en tant qu’individu aussi. Il a su m’inspirer dans ma démarche personnelle et dans ma vie.

Ce PDC se déroulait sur un lieu magnifique dans les Pyrénées (Permaterra, La Saladou) accompagné d’une super équipe.

J’ai vécu une expérience intense très positive.Tout le monde devrait prendre une formation pour organiser son plan de vie, avec Bernard et son équipe, même ceux qui ont déjà de la connaissance sur le sujet.
Lander G.

By |2019-03-22T11:54:52+02:00mars 22nd, 2019|Editorial|0 commentaire

Témoignage de Julie sur la formation Permaculture Humaine

J’ai 30 ans et j’ai eu l’immense chance de participer à plusieurs formations organisées par cette équipe.

Suite à une prise de conscience du dysfonctionnement de la société actuelle, je ne me sentais plus à ma place et ne trouvais plus de sens au modèle de vie qu’on m’avait inculqué.
J’ai commencé par la formation de permaculture humaine, elle m’a permis de découvrir un nouveau mode de fonctionnement  et de raisonnement qui m’ont fait vibrer de l’intérieur. Le désespoir avait disparu. Je suis ressorti de ce stage apaisée. Les exercices  proposés ont permis de me recentrer et de prendre conscience que les humains tous comme la nature avec un rôle a jouer. Trouver sa niche écologique nous guide vers notre mission de vie et nous permet de connaître notre rôle dans un écosystème.
Il a été ensuite essentiel pour moi de suivre un PDC (cours classique de design reconnu à un niveau international)
J’avais cette envie d’en savoir davantage sur le fonctionnement de la nature pour mieux ses lois.
Toutes mes attentes ont été satisfaites, je suis reparti avec des connaissances, des pratiques et surtout le cœur rempli d’amour par cette expérience humaine.

Toutes mes peurs avaient disparu et je savais que c’était possible de vivre autrement, j’en avais le mode d’emploi.

Un an plus tard, je travaille pour financer mon projet car je veux prendre le temps d’observer pour designer le plus juste possible le projet de mes rêves.
J’ai trouvé un travail qui me correspond, sans effort ni stresse, je suis performante et je prends un plaisir dingue!

Je remercie toute l’équipe de m’avoir permis de me remettre sur les rails de la vie.
Julie R.

Nos prochaines formations :

Formation Permaculture Humaine 3 jours à Paris du 5 au 7 avril focalisé sur le Design de Vie :
https://www.universitetransition.org/formations/ph3-21-paris-avril-2019/
 
Formation Permaculture Humaine 5 jours en Bretagne du 1er au 5 mai  sur le Design de Vie et le Design de Projet, pour créer des projets viables en équipe :
https://www.universitetransition.org/formations/stage-permaculture-humaine-valheureux-mai-2019/
Nos stages de Permaculture Humaine sont accompagnés de 3 semaines de soutien en petits groupes.
By |2019-03-22T11:29:57+02:00mars 22nd, 2019|Editorial|0 commentaire

Témoignage d’Alexia sur la formation de Permaculture Humaine

Pendant 5 jours se sont réunis au village de Pourgues, Bernard Alonso, Honor Chance, et un groupe d’humains en transition, pour se développer autour de la permaculture humaine : élaborer le design de nos vies, de nos projets, de nos communautés en nous inspirant de la nature. Car c’est bien cela réellement la permaculture: s’inspirer de la nature et respecter ses lois.

Lors de ce stage, nous avons avant tout appris à parler en utilisant un vocabulaire positif, et nous focaliser sur ce que nous voulons plutôt que ce que nous ne voulons pas, apportant ainsi de l’attention et de la clarté à nos aspirations.

Ce stage fut une quête sur nous-mêmes et sur notre rapport au monde, afin de trouver comment nous pouvons au mieux servir ce monde. C’est d’ailleurs ce qui fut un élément clé dans le développement de la plupart des participants :
“En quoi et à qui je sers ?”
Une question cruciale pour trouver notre place réelle dans notre écosystème.

Ces 5 jours ont réuni des personnes de tous âges et de tous horizons, avec un point commun : être en transition de vie connectée à la transition de notre société. Dans les relations sont apparus du soutien et des cœurs ouverts, ainsi que des difficultés à surmonter. Le genre de difficultés si essentielles et si inspirantes pour notre apprentissage.

Le design de vie est également un sujet dans lequel nous nous sommes plongés pendant le stage. Après avoir découvert notre “niche” grâce à un test en ligne,  nous nous sommes entraidé.e.s dans nos groupes pour travailler sur nos designs de vie, et Bernard nous a montré des techniques pour les mettre sur papier, en prenant comme exemples quelques participant.e.s. Nous avons été invité.e.s à y penser en partant de nos passions ou de nos rôles plutôt que de partir d’un besoin d’argent.

Nous avons profité de notre lieu d’accueil : le village de Pourgues, avec une belle vue sur les Pyrénées, des repas délicieux, des enfants qui passent à tout moment, de jolies marches méditatives dans la nature, de l’aide apportée à la cuisine et au nettoyage, une fête pleine de rires et de danse, et des discussions autour de l’éducation démocratique.

Nous sortons tou.te.s différent.e.s après ce stage intense : parler positifs, apporter aux autres, jouer son rôle, se centrer, s’ancrer, rayonner. Et ce n’est pas fini, car nous nous sommes en réalité sur un chemin de 21 jours, la durée nécessaire pour transformer nos habitudes.

Être utile. L’artiste que je suis est utile. Chacun.e, dans sa passion a son utilité dans notre écosystème. Voilà ce qui m’a le plus marqué pendant ce stage. Voir que chaque être, en étant lui-même, apporte un élément unique et important, aux projets, aux groupes. L’intensité de ce stage aux multiples interactions m’a fait vivre des expériences, parfois difficiles, qui m’ont beaucoup appris. Ce stage rassemble divers d’éléments de vie : entre-aide, projets communs, travail collaboratif, soirée de nos talents, ce qui apporte une grande opportunité d’introspection. S’observer face à l’autre, partager. J’ai même inventé mon nom pour ces 5 jours, ce qui m’a permis une connexion plus terre à terre avec moi-même, sur le chemin d’apporter mes changements intérieurs à l’extérieur.

Alexia P.

Nos prochaines formations :

Formation Permaculture Humaine 3 jours à Paris du 5 au 7 avril focalisé sur le Design de Vie :
https://www.universitetransition.org/formations/ph3-21-paris-avril-2019/
 
Formation Permaculture Humaine 5 jours en Bretagne du 1er au 5 mai  sur le Design de Vie et le Design de Projet, pour créer des projets viables en équipe :
https://www.universitetransition.org/formations/stage-permaculture-humaine-valheureux-mai-2019/
Nos stages de Permaculture Humaine sont accompagnés de 3 semaines de soutien en petits groupes.
By |2019-03-22T11:28:36+02:00janvier 25th, 2019|Editorial|0 commentaire

Pourquoi avoir écrit sur la permaculture humaine ?

La ferme de Rougemont au Québec fut pour moi, entre 1993 à 2007, un apprentissage hors-pair dans tous les sens du terme et au-delà même de la permaculture.

L’application du design permaculturel était simple à côté des inter-relations humaines autour des projets que nous voulions mettre en œuvre. Malgré l’articulation créative de designs qui nous animaient et que nous avions tou.te.s envie d’expérimenter, le délicat facteur humain demeurait, dans tous les cas, l’obstacle majeur à dépasser et nous n’étions pas outillé.e.s.
Au delà du coaching que nous recevions de Carole Ricard de Findhorn et de formations sur la CNV (Communication Non Violente) de Marshall Rosenberg, il y avait des dysfonctionnements qui nous empêchaient d’aller plus loin.

La révélation a surgi dans l’observation de l’inter-relation qui existait dans le poulailler. J’étais fasciné du bon fonctionnement des relations entre le coq numéro 1 et les numéros 2 et 3, qui avaient chacun leurs propres poules. Chacun se positionnait dans un comportement ordonné qui était maintenu par des règles et des mécanismes qui s’appliquaient au quotidien.

La nature avait donc prévu des mécanismes fonctionnels entre individus d’une même espèce pour assurer la pérennité de leur vie sociale.
Il suffisait donc de les découvrir et de les appliquer à l’être humain.

Quel était donc ce mécanisme prévu par l’intelligence profonde pour l’univers humain ?
Si nous appliquons les principes de la nature dans le design terrain, ou dans des concepts créatifs, sans doute pourrions-nous les appliquer dans un design de comportement humain ? Telle fut alors ma réflexion.

Nous sommes alors en 1996 et je viens de perdre, dans un départ tumultueux, un associé que j’estimais beaucoup, ainsi que son épouse et leurs deux enfants. Tout cela était arrivé par manque de stratégies, et surtout à cause de notre comportement relationnel dysfonctionnel. La communication non violente appliquée s’était finalement transformée en non communication violente, ce qui était encore plus insupportable.

J’ai alors mis sur le papier l’analyse de ce qui n’avait pas fonctionné, à la fois pour atténuer la peine que je ressentais, mais surtout pour ne pas recommencer les mêmes erreurs dans le futur. Je venais à mon insu de démarrer le processus de recherche, qui n’a jamais cessé depuis, sur la permaculture humaine. L’application des principes fonctionnait aussi dans la relation humaine et ce fut ma grande surprise. C’est aussi en 1996 qu’est sorti le concept de la zone 00 (se dit zone double zéro), concernant non plus le terrain, mais l’individu lui-même. Une prise de conscience dans le monde des permaculteurs émergeait alors : il fallait interpréter et prendre en compte les éléments humains dans l’expression de leurs besoins profonds et être attentif à leurs états d’âme.

La mise en pratique de certaines expériences que nous appliquions comme un jeu pour ne plus “se prendre la tête” a montré immédiatement des résultats efficaces.

L’autre point crucial a été de déterminer les rôles (les niches) de chacun.e et nous écrivions sur papier les engagements des tâches qui nous concernaient. Le concept de  »niche » appliqué à l’humain était aussi en train de jaillir de ces expériences. Ce qui était flagrant, c’est qu’immédiatement après, les relations se sont améliorées. Non pas qu’il n’y ait plus de frictions, ou de disputes. Je pense que cela fait partie de l’apprentissage (la poule A pique la poule B ou C pour rétablir la bonne relation). Ce qui était nouveau, c’est qu’alors nous connaissions nos limites et les limites de nos coéquipiers, que nous étions clairs sur les intentions de chacun et qu’il nous fallait appliquer les quatre accords Toltèques que nous brandissions chaque fois que l’un de nous ne les respectait pas.

En 2012, j’ai eu la chance de rencontrer Cécile Guiochon qui suivait une formation que je donnais sur la permaculture à la Ferme du Bec Helloin. L’application des lois évoquées de la permaculture humaine était révélateur pour les participants, dont Charles Hervé-Gruyer faisait partie. Cécile, écrivaine expérimentée, souhaitait écrire sur la permaculture et elle était intéressée par cette approche humaine. Ce fut l’idée de Charles de nous mettre en relation pour écrire quelque chose et pour partager ces outils efficaces au travers d’un livre qu’il nous fallait inventer.

Nous sommes actuellement dans un temps de transition : Le monde industriel est issu d’un “design” dysfonctionnel inventé par l’homme qui a oublié d’appliquer les lois fondamentales de notre écosphère. Ce monde dysfonctionnel s’achève pour laisser place au suivant : Le monde collaboratif ! Dans la nature, les écosystèmes qui sont en déséquilibre sont appelés à disparaître sauf s’ils mutent en s’adaptant au changement. C’est dans cet exercice d’écriture que, Cécile et moi, nous avons exploré la “Transition” qui nous paraissait évidente, et à ce moment, nous avons regroupé des outils pour la faciliter.

Notre livre « La Permaculture Humaine, des clés pour vivre la transition » était sous presse quand le film « DEMAIN » de Mélanie Laurent et Cyril Dion est sorti. Nous étions dans la juste immanence du moment présent et notre livre pouvait devenir l’outil utile pour celles et ceux qui ressentaient la nécessité de se transformer.

Bonne Transition à toutes et à tous. Ce n’est pas la planète que nous devons sauver, mais bel et bien notre Humanité.

By |2018-09-26T07:30:27+02:00septembre 20th, 2018|Editorial|1 commentaire

Une crise en trompe l’œil

Il était une fois un paysan qui avait acheté une terre à crédit à l’orée de son village. Tout le monde était heureux car il était devenu possible de s’approvisionner dans une belle diversité de produits locaux et sains dans la grange que la femme du paysan avait transformé en épicerie. Les retombées indirectes de cette nouvelle activité profitaient aussi à l’économie locale. Mais le paysan n’avait pas prêté attention au fait que le taux d’intérêt lié au prêt était révisable. La conjoncture internationale conduisit à une augmentation des taux de sorte qu’il ne put plus faire face aux échéances. La ferme fut saisie, le paysan dut se résoudre au chômage et le village entier entra en crise.Crise ? La ferme existe-t-elle toujours ? La terre est-elle toujours capable de produire ? Le paysan a-t-il perdu son savoir-faire ? Les villageois n’ont-ils plus besoin de s’alimenter ?

Voyons. Comment peut-il y a avoir crise si d’un côté il y a un besoin et de l’autre toutes les possibilités d’y répondre ? Ah oui, il n’y a pas assez d’argent. Et alors ?

  • Réalise-t-on que nous vivons à une époque où le potentiel de production dépasse de loin les besoins essentiels de l’ensemble de l’humanité; où les connaissances et technologies abondent dans tous les domaines, où les talents de dizaines de millions de personnes sont inutilisés ?
  • Réalise-t-on que depuis que les monnaies ont abandonné leur convertibilité en or (1971), ce ne sont plus que des signes créés par jeu d’écritures comptables dont les règles dépendent de la seule volonté humaine ?
  • Réalise-t-on que si une collectivité a un besoin (collectivement souhaitable),la volonté de le satisfaire, les moyens techniques et énergétiques, un excès de main d’œuvre et le savoir-faire, alors le manque d’argent souvent invoqué comme impossibilité ne relève que d’un conditionnement mental à penser à l’envers? Pourquoi à l’envers? Parce que la monnaie, par nature, n’est que la représentation symbolique de la vraie richesse (ce que nous offre gratuitement la terre valorisé par l’activité humaine). Dès lors si la richesse réelle existe, la monnaie doit suivre et non l’inverse.

Voilà pourquoi nous sommes au cœur d’une crise qui, pour réelle qu’elle soit par les souffrances qu’elle impose, n’a aucune autre consistance que celle de notre pensée. Il n’est pas anodin de constater que nous sommes confrontés à deux crises majeures; une financière (symbole de la richesse), une écologique (richesse réelle). Il n’est pas anodin non plus de constater que les solutions actuellement préconisées sont contradictoires; la croissance pour la première, la sobriété pour la seconde. Tant que l’on ne verra pas que les deux crises sont liées, tant que l’on restera dans cette contradiction, les choses iront de mal en pis. La crise n’est pas extérieure, elle est intérieure. C’est une crise de conscience qui nous presse à entrer en cohérence.

« Il est appréciable que le peuple de cette nation ne comprenne rien au système bancaire et monétaire, car si tel était le cas, je pense que nous serions confrontés à une révolution avant demain matin. »Henry Ford, industriel américain (1863-1947), pionnier de l’industrie automobile

Lors de notre prochaine formation en ligne sur l’argent, nous verrons en quoi et pourquoi Henry Ford avait raison.Nous aborderons aussi les fausses croyances économiques et monétaires qui colonisent notre pensée et nous conduisent à alimenter, malgré nous, ce dont nous ne voulons pas.
Philippe Derudder : Chef d’entreprise « interpellé » par les contradictions du système, il démissionne en 1992 et partage depuis le fruit de ses recherches et expériences dans ses livres, conférences et ateliers. Conseil en économies et monnaie alternatives, il anime l’AISES (Association Internationale pour le Soutien aux Économies Sociétales)

By |2018-02-12T10:07:07+02:00février 12th, 2018|Editorial|0 commentaire

Célébrer la Vie et entretenir la Joie

Chaque jour, chacune de nos actions offre des occasions de nous
réjouir collectivement, une façon de valoriser le rôle de chacun.e,
de prendre conscience de l’efficacité de notre groupe, d’entretenir
et de renforcer la confiance collective quant à l’issue de nos
projets.

Saisissons toutes les opportunités de nous réjouir collectivement :
les étapes de nos projets, une réunion particulièrement efficace,
une bonne nouvelle…
Cette joie est à la fois un moteur et l’expression de notre confiance
dans le groupe. Elle est communicative et exerce un pouvoir
attractif pour les personnes extérieures et participe au
rayonnement de nos projets.

L’UCIT vous remercie de l’avoir accompagnée, soutenue, et de lui
avoir fait confiance. Nous souhaitons que tous vos vœux se
réalisent, selon vos designs 🙂
Les seules limites sont celles de notre imagination.

De notre côté, 2018 sera une année foisonnante.
Nous vous tiendrons au courant !

A très bientôt, l’équipe de l’UCIT

By |2018-02-05T11:43:55+02:00décembre 28th, 2017|Editorial|0 commentaire

Commencer par soi – la zone 00

« Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde. »

Gandhi

Comment changer le monde sans commencer par soi-même ? Ce serait comme utiliser un levier sans point d’appui, malgré toute la force qu’on y met cela ne fera rien bouger.

Il y a au moins deux raisons de commencer par soi.

Plus on est épanoui…

Depuis l’enfance, notre entourage nous façonne. Souvent avec bienveillance, mais aussi avec maladresse. On nous a fait croire qu’on était ceci ou cela. Forte en maths comme son père… Puis on a probablement démarré des études, trouvé un travail…

Dans quelle mesure cette trajectoire est la nôtre ? Combien d’entre-nous s’arrêterons pour changer complètement d’orientation ? La plupart d’entre nous dépensent une énergie folle à tenir une fonction, un rôle qui ne leur correspond pas.

Pourtant cette énergie est précieuse, vitale même. Et elle est limitée.

Dans l’entreprise, les services publics et même parmi les indépendants, on ne compte plus les burn-out. Être en sur-régime permet d’absorber une petite surcharge ponctuelle. Mais dès que le comportement devient structurellement inscrit, outre l’individu, c’est tout le projet collectif qui se met en danger. Sur le court terme, celui-ci peut vouloir jouer avec le marché du travail pour renouveler sa main-d’œuvre, mais, tôt ou tard, le processus va s’enrayer, il n’est pas pérenne.

Ce n’est pas parce qu’on a tel ou tel profil qu’il faut renoncer à un projet, cela suppose juste que notre angle d’approche risque de changer au bénéfice de notre propre équilibre ET de celui du projet. Lequel, en retour, aura tout intérêt à favoriser l’épanouissement des éléments qui le composent puisque sa propre vitalité en dépend.

plus on rayonne

La cohérence s’installe, l’expérience concrète nous rend pertinent, authentique, et cela se sent. Plus on rayonne, plus on rassemble et la contagion s’embraye.

L’ancrage dans le réel permet d’éviter les pertes de temps, d’énergie et tout notre écosystème apprécie. Du temps et de l’énergie disponible ? Pas d’inquiétude, on aura notre part et cela entraînera un cercle vertueux ! Lorsque l’on précise son rôle et son intention, les synchronicités, les opportunités, les énergies s’alignent et convergent. Comme si l’univers conspirait avec nous ! Pour nous aider !

Qui suis-je ?

Du coup, avant de démarrer tout projet, il est bon de faire une petite introspection.

Embarqué(e)s par la vie, la tête dans le guidon, nous turbinons tout le temps. Au travail, à l’école, à la maison, pour réussir son périple de vacancesNous enchaînons les actions, les contrats, les propositions. Nous stimulons nous-mêmes cette frénésie. Les objets qui nous entourent, censés nous aider, nous embarquent dans des sollicitations sans fin…

Sans se mentir (personne ne nous regarde), sommes-nous épanoui(e)s ?

Avons-nous réalisé nos rêves, nos potentialités. La réponse est rarement oui, mais ça arrive !

Faire l’exercice de commencer par soi permet de faire le point, de renouer avec qui on est vraiment, de retrouver ce qui nous est facile, ce qui nous permet de fonctionner en régime normal sans surchauffe. Se connaître, préciser ses intentions… est crucial pour soi et pour le collectif.

By |2017-10-20T09:53:27+02:00octobre 20th, 2017|Editorial|0 commentaire

L’Homme est un animal social

Comme le disait Aristote, nous sommes une espèce sociale. Des découvertes récentes montrent que notre cerveau comporte des neurones miroirs qui nous permettent spontanément d’entrer en empathie avec d’autres. De se mettre à leur place ! Quand on voit quelqu’un qui se blesse, qui éclate de rire ou réconforte un proche… notre cerveau s’active dans les mêmes zones que celui de la personne en question, il fonctionne en miroir et nous ressentons la douleur, la joie, la compassion… Ce fonctionnement se déclenche aussi quand il s’agit d’animaux voire de végétaux pour les plus sensibles d’entre nous.

Et le plus surprenant c’est que l’on retrouve les mêmes neurones chez certains animaux, l’empathie est, sans doute, réciproque. On voit aussi des animaux avoir de l’empathie pour des individus d’une espèce avec laquelle ils ont plutôt normalement des rapports de prédation.

Cette empathie nous nourrit, elle génère un confort, une appartenance, élargit le corps social au vivant. Elle cultive notre intuition.

En tant qu’individu, nous sommes un écosystème intégré dans un écosystème plus large. Cela suppose de nombreux échanges (information, matière, énergie) entre éléments du système mais aussi, groupé avec les autres, en tant que système. Comme des poupées russes, les systèmes s’emboîtent les uns dans les autres. À partir d’un seuil de complexité du corps social, notre raison seule perd son efficacité, égarée par la complexité. Avec le concours de l’intuition, elles nous donnent accès au méta-système, à l’intelligence collective.

Eric Luyckx


Intuition : C’est un mode de connaissance, de pensée ou jugement, perçu comme immédiat (au sens de direct) ; selon les acceptions, c’est un processus ou une faculté de l’esprit. Le domaine de l’intuition est large : il concerne aussi bien la connaissance proprement dite (représentation du monde) que les sentiments (sur les choses) ou les motivations (à agir). (…) L’intuition semble être immédiate du fait qu’elle paraît opérer sans user de la raison, et est généralement perçue comme inconsciente : seule sa conclusion est alors disponible à l’attention consciente. L’intuition n’opérerait ainsi pas par raisonnement : elle ne serait jamais la conclusion d’une inférence, du moins consciente. (…) Pour Arthur Koestler, physicien et écrivain anglais d’origine hongroise (1905-1983), le déclic créateur est lié à un processus psychologique de régression, à une levée des contrôles intellectuels, à un glissement vers un équilibre mental plus primitif, une sorte de « débranchement » des connexions habituelles. Alors peuvent se nouer des connexions nouvelles qui, normalement, sont censurées ( inhibition latente ). Ces connexions ne sont pas verbales, mais plutôt visuelles, analogiques ou métaphoriques.

Wikipédia

By |2017-09-19T11:48:31+02:00septembre 19th, 2017|Editorial|0 commentaire

Tou-te-s porteurs de projet !

Pas de porteur de projet, pas de projet !
Voilà un bon conseil, une observation mainte fois confirmée par notre expérience des projets les plus variés, un véritable axiome de la Permaculture Humaine. Lorsque nous abordons un nouveau projet, c’est même l’une des premières questions à laquelle nous cherchons à répondre. Qui est ce fameux porteur de projet ?

Un rôle…

Est-ce que “porteur de projet” est réservé à une certaine niche* ?
La réponse est “non”.

Être porteur de projet est un rôle. Artiste, Ingénieux, Contemplatif, Scientifique, Propagateur de bonheur, Social, Embellisseur, Concepteur Designer, ou Communicateur,  nous sommes tou-te-s capables de porter un projet.

(* Si la notion de niche permaculturelle ne vous est pas familière, n’hésitez pas à vous inscrire à notre formation Design+ | Design de vie)

… pour tou-te-s !

Non seulement, nous sommes tou-te-s capables d’être porteurs de projet, mais nous sommes déjà tou-te-s porteurs de projet !
En tant qu’adulte, nous portons au minimum le projet de notre vie !
Et à partir de là, la liste grandit vite.

Prenons un exemple “simple” : l’organisation de vos vacances.
Vous êtes “responsable” du déroulement de vos vacances.
C’est vous qui :

Posez l’intention. Plage ou montagne. Ville ou nature. Dispendieuses ou économes…

Constituez l’équipe. De l’ami qui peut vous conseiller, aux enfants qui peuvent vous accompagner, à l’agence de voyage qui pourra réserver les billets, au site internet de réservation qui pourra vous aider à trouver un logement.

Maintenez le cap. Personne n’est plus motivé-e que vous par le bon déroulement de vos vacances (votre projet). Personne n’a plus envie de réaliser votre intention que vous. Avant, pendant et après, c’est vous qui monitorez et ajustez ce bon déroulement. La route vers votre destination est bloquée par des inondations ? C’est vous qui trouverez le bon détour.

Prenez la responsabilité. Un mot chargé de nos jours, certes. Pourtant “Responsable” veut dire “être capable de répondre”. C’est ce que fait le porteur de projet. L’agence de voyage a fait faillite. Le budget de vos vacances était mal ficelé… C’est vous qui devez réagir, ajuster…

Un-e entrepreneur-e…

Exprimé ainsi, le porteur de projet s’apparente au rôle de l’entrepreneur-e.

L’entrepreneur-e prend des risques. Comme le jardinier, le chasseur et le pêcheur, il/elle n’est pas garanti-e de son résultat. Il/elle se déploie pour réussir.
Une approche opposée et pourtant complémentaire avec celle du/de la salarié-e ou “travailleur sur commande”, qui se déploie en connaissant assez précisément les modalités de sa rémunération.

Ceci dit, je ne suis pas obligé-e d’être indépendant-e ou patron pour être porteur de projet. Je peux porter un projet en tant que particulier ou bien au sein d’une entreprise ou d’une association. Et les projets que je porte peuvent être aussi vastes et ambitieux (“mettre un homme sur Mars”) que spécifique ou anecdotique (“optimiser le plan de retraite des ingénieurs travaillant sur la phase 2 du projet de mettre un homme sur Mars”).

Ce qui importe, c’est ma prise de position au moment où je dis : “je m’en charge !”

Attention ! “Je m’en charge !” ne veut pas non plus dire “je le fais tout seul”.
C’est peut-être le cas pour la minorité de projets constitués d’une seule tâche (exemple : “je me charge du vin”) et même là vous travailler en équipe (dans l’exemple du vin, vous demanderez conseil à votre caviste du coin, etc).
Mais, la grande majorité des projets sont constitués de plusieurs tâches, nécessitant des ressources, compétences et talents variés.

Elon Musk porte le projet “Tesla”, et ce n’est pas lui qui fait tout chez Tesla !!

… Un-e entrepreneur-e aligné-e !

Par contre, Elon Musk est aligné avec le projet “Tesla”.
J’argumenterai même que seule une poignée de personnes sur la planète sont alignés par leur motivation, talents, expérience, compétences, timing pour être le porteur de projet de “Tesla”… ou du prochain tube planétaire sur YouTube ou de la solution pour guérir le cancer du sein. Et vous êtes le/la seul-e parfaitement aligné-e pour porter le projet de vos vacances 🙂

Tout cela pour dire que, avant de se porter volontaire devant la destinée ou tout simplement devant son équipe, le porteur de projet a tout intérêt à se questionner. Avant de s’engager, avant de dire “je m’en charge !”, il devrait d’abord regarder en lui et répondre à la question : “Suis-je aligné-e avec ce projet ?”
C’est un exercice “cerveau-droit”, intuitif avant tout. Seulement dans un deuxième temps peut-il être bon de le confirmer par le raisonnement du “cerveau-gauche”.
D’avoir fait l’exercice, il se rend service et rendra aussi service au “nous”, à son équipe, à son écosystème, à son environnement.

Pas d’inquiétude ! Le monde ne manque pas de projets à porter !

By |2017-06-05T21:51:17+02:00mars 30th, 2017|Editorial|0 commentaire

Nos coordonnées

UCIT AISBL
201 rue de Hamme-Mille
1390 Néthen
Belgique