« Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde. »

Gandhi

Comment changer le monde sans commencer par soi-même ? Ce serait comme utiliser un levier sans point d’appui, malgré toute la force qu’on y met cela ne fera rien bouger.

Il y a au moins deux raisons de commencer par soi.

Plus on est épanoui…

Depuis l’enfance, notre entourage nous façonne. Souvent avec bienveillance, mais aussi avec maladresse. On nous a fait croire qu’on était ceci ou cela. Forte en maths comme son père… Puis on a probablement démarré des études, trouvé un travail…

Dans quelle mesure cette trajectoire est la nôtre ? Combien d’entre-nous s’arrêterons pour changer complètement d’orientation ? La plupart d’entre nous dépensent une énergie folle à tenir une fonction, un rôle qui ne leur correspond pas.

Pourtant cette énergie est précieuse, vitale même. Et elle est limitée.

Dans l’entreprise, les services publics et même parmi les indépendants, on ne compte plus les burn-out. Être en sur-régime permet d’absorber une petite surcharge ponctuelle. Mais dès que le comportement devient structurellement inscrit, outre l’individu, c’est tout le projet collectif qui se met en danger. Sur le court terme, celui-ci peut vouloir jouer avec le marché du travail pour renouveler sa main-d’œuvre, mais, tôt ou tard, le processus va s’enrayer, il n’est pas pérenne.

Ce n’est pas parce qu’on a tel ou tel profil qu’il faut renoncer à un projet, cela suppose juste que notre angle d’approche risque de changer au bénéfice de notre propre équilibre ET de celui du projet. Lequel, en retour, aura tout intérêt à favoriser l’épanouissement des éléments qui le composent puisque sa propre vitalité en dépend.

plus on rayonne

La cohérence s’installe, l’expérience concrète nous rend pertinent, authentique, et cela se sent. Plus on rayonne, plus on rassemble et la contagion s’embraye.

L’ancrage dans le réel permet d’éviter les pertes de temps, d’énergie et tout notre écosystème apprécie. Du temps et de l’énergie disponible ? Pas d’inquiétude, on aura notre part et cela entraînera un cercle vertueux ! Lorsque l’on précise son rôle et son intention, les synchronicités, les opportunités, les énergies s’alignent et convergent. Comme si l’univers conspirait avec nous ! Pour nous aider !

Qui suis-je ?

Du coup, avant de démarrer tout projet, il est bon de faire une petite introspection.

Embarqué(e)s par la vie, la tête dans le guidon, nous turbinons tout le temps. Au travail, à l’école, à la maison, pour réussir son périple de vacancesNous enchaînons les actions, les contrats, les propositions. Nous stimulons nous-mêmes cette frénésie. Les objets qui nous entourent, censés nous aider, nous embarquent dans des sollicitations sans fin…

Sans se mentir (personne ne nous regarde), sommes-nous épanoui(e)s ?

Avons-nous réalisé nos rêves, nos potentialités. La réponse est rarement oui, mais ça arrive !

Faire l’exercice de commencer par soi permet de faire le point, de renouer avec qui on est vraiment, de retrouver ce qui nous est facile, ce qui nous permet de fonctionner en régime normal sans surchauffe. Se connaître, préciser ses intentions… est crucial pour soi et pour le collectif.